Les Gosselin



Antoine GOSSELIN
1731 - 16 décembre 1794

Maître le 9 juillet 1752





Antoine Gosselin, notable ébéniste, né à Sarton, près d'Amiens, en 1731, mort à Paris le 16 décembre 1794. Venu de bonne heure se fixer dans la capitale, il gagna la maîtrise le 9 juillet 1752, fut juré de sa communauté de 1772 à 1774, adjoint aux syndics en 1777, syndic l'année suivante, et continua de siéger au bureau de son corps, comme député ou conseiller, jusqu'à la Révolution. Ce fabricant, qui exploitait un atelier très actif, rue du Faubourg-Saint-Antoine, vis-à-vis la rue de Charonne, est cité avec honneur dans l'Almanach général des Marchands du Royaume.
Le Musée industriel d'Oslo possède de lui une commode en marqueterie datant de la fin du temps de Louis XV, et dont les décorations comportent un paysage habilement traité dans de jolis tons clairs.




Adrien-Antoine GOSSELIN
Né en 1753

Reçu Maître le 9 novembre 1772




Adrien-Antoine, fils du précédent, né vers 1753, devint Maître pendant la jurande de son père, le 9 novembre 1772. Il quitta bientôt après la capitale pour s'installer à Versailles, rue Duplessis. Madame Adélaïde lui fit exécuter pour son service particulier d'importants travaux sur le payement desquels cette princesse devait encore plus de
5 000 livres lorsqu'elle quitta la France. Entre 1785 et 1790, Gosselin l'aîné fut employé aussi par le Garde-Meuble qui lui demanda un grand nombre d'armoires, commodes, tables de toilette et tables à jeu, destinées aux Châteaux de Versailles et de Saint-Cloud. Cet ébéniste exécuta pour
M. de Calonne une "table à l'anglaise, à roulettes, le milieu du dessus dormant, les côtés se levant et s'abaissant, le tout couvert d'un maroquin bleu à vignettes dorées". En 1789, il fit pour M. Necker un grand serre-papiers qui offrait onze casiers et deux tablettes d'entre-jambes.



Josse GOSSELIN

Reçu Maître le 29 décembre 1768




Josse, dit Gosselin le jeune, frère d'Antoine et oncle du précédent, passa Maître le 29 décembre 1768. Établi rue de la Verrerie, il exerçait encore en 1785. Son estampille a été relevée sur une commode en mosaïque à quadrillages de l'ancienne collection du Dr Delthil.
Deux ébénistes portant le même nom patronymique travaillaient au Faubourg Saint-Antoine sous le Consulat et l'Empire. On les trouve cités l'un et l'autre dans les archives du Garde-Meuble pour fournitures d'ouvrages en noyer.


Bibliographie


"Les Ebénistes du XVIIIème siècle"

Comte François de Salverte
F. de Nobele, Paris - 1962


"Le Mobilier Français du XVIIIème siècle"

Pierre Kjellberg
Les Editions de l'Amateur - 2002


"L'Art et la Manière des Maîtres Ebénistes Français
au XVIIIème siècle"

Jean Nicolay
Editions Pygmalion – 1976